L’étincelle du quotidien
Les petits accidents et les gestes maladroits valent mieux que les grands discours. L’humour naît des situations vraies.
Des histoires à lire avec le sourire
Des romances contemporaines lumineuses, pleines d’humour, de maladresses attachantes et de sentiments qui se construisent dans le quotidien.
June Myrabel écrit des comédies romantiques chaleureuses, avec un point de vue proche des personnages. Ses héroïnes avancent entre hésitations, malentendus et petites victoires, sans jamais perdre leur boussole.
Son ton est pétillant, tendre et légèrement ironique. Les dialogues claquent, les silences gênés parlent parfois davantage, et la romance progressive se construit dans la complicité comme dans la vulnérabilité.
« Les grandes histoires
commencent souvent
par un petit imprévu. »
Les petits accidents et les gestes maladroits valent mieux que les grands discours. L’humour naît des situations vraies.
Pas de « bad boys » toxiques ni de héros lisses. Juste des personnages attachants, avec leurs défauts, qui apprennent à se compléter.
Pas de malentendus étirés sur 100 pages. Vous avez la garantie d’une conclusion optimiste, lumineuse et surtout : méritée.

Mon premier livre
Pour sauver La Fille du Corsaire, sa crêperie familiale de Saint-Malo, Gwen Pennec accepte un pop-up à Borough Market. À Londres, elle doit faire découvrir son savoir-faire breton tout en défendant son indépendance face à Alistair Huxley, l’investisseur qui voit déjà plus grand. Heureusement, Ronan, son meilleur ami d’enfance, veille sur elle. Entre pluie londonienne, crêpes brûlantes et attirances imprévues, Gwen n’est pas au bout de ses surprises.
Patronne de La Fille du Corsaire, elle sait retourner une crêpe, tenir tête à tout Londres et protéger son cœur… enfin, elle essaie.
Son meilleur ami depuis toujours : bourru, fiable et expert en caisses à porter. Il connaît Gwen par cœur, sauf quand ses sentiments s’en mêlent.
Élégant, ambitieux et beaucoup trop doué pour la faire sortir de ses gonds, il promet à Gwen le grand large — avec un sourire déloyal.
Thermomètre en poche et sourcil toujours levé, il veut tout mesurer. Même les étincelles entre Gwen et les deux hommes qui gravitent autour d’elle.
La mère d’Alistair maîtrise les bonnes manières, les grands projets et l’art de mettre son grain de sel là où personne ne l’a invitée.
Le pub du port s’appelait Le Grand Bé et ressemblait à Ronan Lozach : bas de plafond, solide, un peu bourru, mais on s’y sentait à l’abri de la pluie.
— T’as ta tête des mauvais jours, dit Ronan. Celle où tu comptes des trucs dans ta tête.
— C’est mon nouveau parfum. Ça se vend bien ?
— À toi, oui. (Il fit signe au patron.) Un cidre pour la patronne.
Il avait dit ça sans la regarder, parce que Ronan Lozach était incapable de dire une chose gentille en face. Gwen sentit quelque chose se dénouer dans sa poitrine.
La porte du pub s’ouvrit alors sur un courant d’air froid et sur un homme qui, visiblement, s’était trompé de pays.
— Aïe, souffla Ronan. Un touriste égaré. Ou pire, un architecte.
L’inconnu commanda un cidre dans un français léché, puis le goûta avec la gravité d’un œnologue au bord de la crise.
— Un peu… rustique, dit-il. Beaucoup d’enthousiasme, peu de discipline.
— C’est du cidre, intervint Ronan, pas une thèse.
Gwen posa son verre et se tourna vers l’inconnu.
— Il n’est pas rustique. Il est franc. La différence, c’est que le rustique s’excuse, et le franc, non.
L’homme la regarda enfin vraiment. Sa curiosité avait quelque chose de dangereusement agréable.